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L’UNSA a pris connaissance du rapport sur l’apprentissage remis aux partenaires sociaux le 30 janvier. Une plus grande transparence sur les indicateurs d’insertion professionnelle, un accompagnement renforcé des apprentis et des entreprises, une reconnaissance accrue de la fonction de maître d’apprentissage, la volonté d’améliorer la qualité de la formation et la revalorisation de la grille de rémunération… Certaines des 44 propositions vont dans le bon sens.

En revanche, l’UNSA n’adhère pas à d’autres préconisations qui semblent marquer une régression plutôt qu’un progrès. On peut citer en premier lieu les dérogations envisagées au code du travail concernant les apprentis mineurs dans des secteurs où les conditions de travail sont difficiles. D’autre part, la suppression de la limite supérieure d’âge d’entrée en apprentissage ne doit pas avoir comme effet pervers de développer un mode de recrutement précaire. L’UNSA regrette enfin que les modalités de la gouvernance territoriale et des financements de l’apprentissage ne soient pas clarifiées. Par ailleurs, la négociation en cours sur la réforme de la formation professionnelle comporte un volet alternance. Celui-ci apportera certainement de nouvelles modifications qui seront sans doute prises en compte par la Ministre dans ses arbitrages.

L’UNSA note que les propositions issues de la concertation seront arbitrées par la Ministre du Travail mi- février. Le projet de loi sera ensuite débattu au Parlement et probablement amendé pour un vote final au début de l’été. Le débat n’est donc pas terminé et l’UNSA entend bien continuer à y faire valoir ses propositions. Il est grand temps de sortir des jeux d’acteurs qui auront émaillé la concertation pour se consacrer au véritable enjeu : celui de la réussite des jeunes.