APPRENTISSAGE : SORTIR DES JEUX D'ACTEURS POUR TRAITER DU VRAI ENJEU

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L’UNSA a pris connaissance du rapport sur l’apprentissage remis aux partenaires sociaux le 30 janvier. Une plus grande transparence sur les indicateurs d’insertion professionnelle, un accompagnement renforcé des apprentis et des entreprises, une reconnaissance accrue de la fonction de maître d’apprentissage, la volonté d’améliorer la qualité de la formation et la revalorisation de la grille de rémunération… Certaines des 44 propositions vont dans le bon sens.

En revanche, l’UNSA n’adhère pas à d’autres préconisations qui semblent marquer une régression plutôt qu’un progrès. On peut citer en premier lieu les dérogations envisagées au code du travail concernant les apprentis mineurs dans des secteurs où les conditions de travail sont difficiles. D’autre part, la suppression de la limite supérieure d’âge d’entrée en apprentissage ne doit pas avoir comme effet pervers de développer un mode de recrutement précaire. L’UNSA regrette enfin que les modalités de la gouvernance territoriale et des financements de l’apprentissage ne soient pas clarifiées. Par ailleurs, la négociation en cours sur la réforme de la formation professionnelle comporte un volet alternance. Celui-ci apportera certainement de nouvelles modifications qui seront sans doute prises en compte par la Ministre dans ses arbitrages.

L’UNSA note que les propositions issues de la concertation seront arbitrées par la Ministre du Travail mi- février. Le projet de loi sera ensuite débattu au Parlement et probablement amendé pour un vote final au début de l’été. Le débat n’est donc pas terminé et l’UNSA entend bien continuer à y faire valoir ses propositions. Il est grand temps de sortir des jeux d’acteurs qui auront émaillé la concertation pour se consacrer au véritable enjeu : celui de la réussite des jeunes.



Voeux

LOGO_CONGRES_1.jpg Pascal ADAM, secrétaire départemental UNSA Loiret, et toute l’équipe du bureau départemental vous présente leurs meilleurs vœux pour cette nouvelle année.



Violences faites aux femmes: l'UNSA salue le plan gouvernemental mais s'interroge sur les moyens

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Le Président de la République a présenté, le 25 novembre, un plan de lutte contre les violences faites aux femmes, décrétée “grande cause du quinquennat”. L’UNSA salue cette annonce qui repose, à juste titre, sur des actions transversales multiformes visant notamment l’éducation et le combat culturel en faveur de l’égalité, un meilleur accompagnement des victimes et le renforcement de l’arsenal répressif.

Sa mise en œuvre ne pourra faire l’économie de poser et, surtout, de résoudre des questions de moyens et de cohérence. Décréter des priorités suppose en effet que les moyens budgétaires et organisationnels leur soient associés: en l’état du débat budgétaire comme des objectifs affichés pour reformater l’action publique, ils ne sont pas garantis. Cela suppose aussi que l’on sache résister aux lobbys de toutes natures en pesant les conséquences directes ou indirectes que céder à leur pression peut engendrer. Le renoncement aux “ABC de l’égalité”, visant à combattre les stéréotypes sexistes dès l’école primaire, aura ainsi fait perdre un temps précieux en la matière. Sur un autre plan, la suppression, demain, des CHSCT dans les entreprises peut priver la lutte contre les violences et discriminations sexistes sur les lieux de travail d’un outil indispensable.

L’UNSA souhaite donc qu’au delà des annonces, une large concertation soit ouverte permettant d’aborder l’ensemble de ces sujets pour garantir cohérence et efficacité.



Une nouvelle obligation d’information pour l’employeur

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L’employeur doit, chaque année, informer ses salariés de la disponibilité, sur le site Internet du ministère du Travail, des adresses des syndicats représentatifs.

La réforme du Code du travail a instauré une nouvelle obligation d’information à la charge de l’employeur. Une obligation qui s’impose à toutes les entreprises quel que soit leur effectif.

Ainsi, chaque année, l’employeur doit informer ses salariés de la disponibilité, sur le site Internet du ministère du Travail, des adresses des organisations syndicales de salariés représentatives dans la branche dont relève son entreprise.

L’employeur choisit librement le moyen par lequel il communique cette information : courriel, affichage dans l’entreprise, message sur l’Intranet de l’entreprise, annexe au bulletin de paie…

Précision : cette obligation est entrée en vigueur le 24 septembre 2017.

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Les secrétaires régionaux de l'UNSA, de la CFDT et de la CFTC reçus à la Préfecture de Région

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Suite à la tribune parue dans Les Echos affirmant les revendications de l’UNSA, la CFDT et la CFTC au sujet des décrets d’application des ordonnances, une demande d’audience a été faite en région Centre-Val de Loire auprès du Préfet afin de porter les mêmes exigences.

Philippe FROMENT (UNSA), Gilles LORY (CFDT) et Philippe VILLARD (CFTC) ont été reçus par le Secrétaire Général chargé des Affaires régionales.

Ils ont rappelé que leurs organisations n’étaient pas demandeuses d’une nouvelle réforme du code du travail mais qu’elles ont néanmoins participé aux concertations estivales.

Ils ont explicité leurs déceptions concernant plusieurs sujets : facilité pour licencier, périmètre d’appréciation pour les licenciements économiques, mise en place d’un barème pour les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, fusion forcée des IRP…

Ils ont ensuite explicité leurs attentes en matière de décrets d’application afin de contrebalancer certains aspects négatifs des ordonnances, notamment concernant le nombre de représentants du personnel et les moyens qui leur seront dévolus.


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